jeudi 25 août 2016

Coup de coeur Fnac


 JENNYde FNAC Grenoble - Grand Place

Album indispensable pour une rentrée bien réussie

C'est bientôt la rentrée des classes. Quoi de mieux qu'un livre qui te donne des conseils sur comment faire face à la maîtresse dragon (celle qui crie, qui hurle), la maîtresse trop sévère ou encore le maître trop cool ! Un album drôle, frais, et qui parle forcément aux petits comme aux grands !!

vendredi 8 juillet 2016

dimanche 19 juin 2016

"Comment ratatiner ..." Sur Livres Hebdo

Par Fabienne Jacoble 17.06.201624 AOÛT > JEUNESSE FRANCE

La peau des maîtresses


C. LEBLANC ET R. GARRIGUE/P’TITGLÉNAT
Eradiquer les tyrans de l’enseignement, on en a tous rêvé. Catherine Leblanc et Roland Garrigue l’ont fait !
A tous ceux qui sont encore poursuivis nuitamment par des cauchemars scolaires, cet album offre une fieffée belle revanche. Maîtresses sévères, perverses, élitistes, laxistes, monomaniaques, et on en passe, eh bien, tremblez maintenant ! Au commencement est leur nom. L’écorcher est tentant. Ainsi Mme Destrier devient Mme Déprimée, Mme Samba, Mme S’endort, etc. Puis, avec méthode, le catalogue décline toute forme de manie dûment répertoriée dans le corps enseignant, tout en proposant à l’élève une alternative à la victimisation. Par exemple, si devant ses photos d’Einstein la maîtresse élitiste le prend pour un génie, il est autorisé à ne récolter qu’un 9,5/10 ! Si la maîtresse plénipotentiaire le ligote sur une chaise, il peut toujours se déplacer par petits bonds ! Parmi les névrosés, on a nos chouchous. Ainsi la maîtresse aux oreilles à dimensions variables n’entend rien quand l’enfant demande à sortir, mais se met à arborer de superbes oreilles hypertrophiées quand il la critique. Le maître aux yeux lasers qui voient par-dessus l’épaule les fautes et qui font des trous dans les cahiers n’est pas non plus piqué des hannetons. Les scènes désopilantes de cet album phare de la collection "Comment ratatiner…" sont signées Catherine Leblanc. Quant aux trognes impayables des harpies aux cheveux filasse, on les doit à Roland Garrigue. L’album précise toutefois que les enseignants formidables sont légion. Ce n’est pas Camus qui dira le contraire ! Fabienne Jacob
Catherine Leblanc et Roland Garrigue
Comment ratatiner les méchantes maîtresses ?
P’tit Glénat
Tirage : 8 000 ex.
Prix : 11 euros ; 32 p.
ISBN : 978-2-344-01255-0

dimanche 20 mars 2016

Laureline

Bienvenue à Laureline ❤️
la fille d'Anaïs et de Nicolas,
Le printemps commence avec elle☀️

(Photo de Léo Leblanc)

Son grand frère et son papa
                               (Photo de Christophe Lance)

lundi 7 mars 2016

Il n'est plus d'étrangers


" Je découvre des enfants qui n'ont découvert que leur monde. Ils ne savent pas ce qu'est une famille, un ami, une parole adressée à quelqu'un. Leurs messages restent très secrets, pliés au fond de leur poche. J'attends que l'un d'eux s'ouvre, révèle son écriture sans coupure. Elle ne ressemble à rien de connu."
Catherine Leblanc, Il n'est plus d'étrangers, L' Amourier.
( photo: enfant de l' École laïque du chemin des dunes)
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Commentaires
Tieri Briet Catherine Leblanc. Quelqu'un qui a les mots. Les plus simples des mots, qui vont direct au cœur d'enfant qu'on a gardé enfoui très profond.
Sabine Faulmeyer Ils sont beaux ses mots à Catherine Leblanc. Ils sont justes. Vrais.

samedi 13 février 2016

Traductions

La série des " Comment ratatiner... " existe désormais en 12 langues : 
Français, Anglais (USA) , Italien, Allemand, Néerlandais, Russe, Chinois, Coréen, Portugais (Brésil) Polonais, Danois et Tchèque.
et le dico des monstres part à son tour aux USA. 




jeudi 21 janvier 2016

porte-silence

"Quand le langage apparaît dans l'humanité, il porte une ombre qui est le silence. Il n'y a pas de silence sans langage.
Et plutôt que porte-parole, je me sens porte-silence. » 


    Pascal Quignard (Interview)

samedi 9 janvier 2016

Touché

Lu sur Facebook, ce matin...

Viens de lire ce quelque chose qui se nomme la vie. Viens de lire quelque chose et je ne sais vraiment pas comment je vais pouvoir faire pour ne pas le relire, y penser au quotidien. Viens de lire quelque chose et toucher la vie. Encore plus. Toujours plus.
Sublime. Je cicatrise. Durement. Mais je cicatrise.
Catherine Leblanc - Touché



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Un bel article aussi sur le blog du petit carré jaune : 

mardi 5 janvier 2016

Il n'est plus d'étrangers

Merci Paolina !


Catherine Leblanc Etrangers.jpg
 Un petit livre qu'il est doux de partager en ce début d'année.
Catherine Leblanc propose des proses brèves et en quelques phrases, on sait tout ou presque sur l' étranger.
Celui qui nous est différent, inconnu, transparent. Ce peut être une ombre, dans le flot des passants. 
C'est l' homme qui porte sa vie, comme une grenade. 
C'est aussi cette vieille dame voûtée, celle qui traverse avec attention, la minute qui passe.
C'est aussi ce double singulier, assez troublant, derrière l' écran:
" Il n'a rien à ajouter à ces propos insignifiants, il reste caché derrière l' écran, mais il maintient avec ironie ce lien ténu avec ses semblables. Il se dit qu'en lui, c'est mort. Ou presque."
Fragments de bleu m'a fait découvrir la jolie maison de mots de l'auteur. J'admire, une fois encore, cette faculté à étoffer des portraits, des vies, en si peu de mots. Des mots choisis, précieux pour porter à la lumière des étrangers, qui petit à petit, au fil des pages, ne le sont plus. Et leur présence lumineuse nous éblouit en quelques phrases.
Les mots s'alignent et deviennent différents, dépourvus de leurs atours sociaux. Une économie des mots à la puissance évocatrice, surprenante et singulière.
" Je lisais et creusais l' écart avec l'ombre. L' espace intérieur se bricolait, se construisait. Entre les lignes, les autres apparaissaient. Ils partageaient les mêmes émotions, mais le disaient d'une manière unique. Je le dirai aussi.
J, e, deux petites lettres pour échapper aux crocs."
Porte-voix des êtres singuliers, Catherine Leblanc esquisse les portraits "des tourbillons qui ne se posent jamais, des errants propulsés par le vent" et l'on apprend à ses côtés, grâce à sa prose poétique à apprivoiser des sauvages, ceux dont les paroles s'égarent, des criants aux voix éclatées. Dans les silences, l'auteur perçoit ce tissu communautaire de l'infiniment petit qui nous relie tous. Ce sont des portraits comme des photographies instantanées. 
Parallèles, à côté, nous ne sommes pas très loin mais étrangers quand même. La vie nous sépare un peu. Et pourtant...
Les récits de vie vibrent sous la plume et dans nos têtes très longtemps, sous la forme d'âmes célestes,aux voix variées, avec lesquelles nous ne sommes plus si étrangers.
Chez L'Amourier, 2015.

vendredi 1 janvier 2016

Il n'est plus d'étrangers

Merci à Jean Pierre Longre !

Vibrants instantanés


Portraits, poésie, francophone, Catherine Leblanc, L’Amourier, Jean-Pierre LongreCatherine Leblanc, Il n’est pas d’étrangers, L’Amourier, 2015  
« Les mots écrits ne sont pas les mêmes que les mots parlés. Ce sont des mots gardés, des mots goûtés, des mots sauvés, des mots choisis un à un pour former une flèche touchant au cœur. Les mots écrits préservent le silence. ». Le dernier texte, en guise de postface à ce délicat petit livre, est en quelque sorte une justification de tout ce qui précède (au cas où elle soit nécessaire), une reprise de son essence même ; car ici les mots écrits « touchent des gens qu’on ne connaît pas, qu’on ne voit jamais, des gens qui sont brûlés ou blessés, des gens qu’il ne faut pas approcher en criant. ». 
En quatre sections (« Passants », « Parole première », « Pages volantes », « N’être »), Catherine Leblanc présente tout en finesse, dans de courtes pages empathiques, des êtres qu’elle a croisés dans la rue ou ailleurs, ou qu’elle a connus plus personnellement lors de consultations psychologiques ; elle se présente aussi elle-même à la première personne (« J,e, deux petites lettres pour échapper aux crocs »), avec ses souvenirs et ses impressions. Ceux dont elle parle sont des êtres souvent fragiles, ou sous influence : une petite vieille qui traverse la rue, un garçon contrôlé au faciès par la police, un enfant trop sage pour ne pas être violent au fond de lui, un cheval à la fois puissant et docile, un adolescent perturbé…
Ce ne sont pas des portraits en forme, ni des récits de vie, ni des nouvelles, mais un peu tout cela. « Proses brèves », dit le sous-titre, auquel il faudrait ajouter : poèmes. Une poésie composée d’instantanés qui, loin de figer les existences, les traduit en images vibrantes, comme des « bulles irisées » qui « s’éparpillent » et « s’évaporent », cependant que « l’image reste, indissoluble, indestructible. ».
Jean-Pierre Longre