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lundi 12 septembre 2011

Que vont devenir les textes ?


Toujours à l’affut des dernières nouvelles, je clique à répétition sur Twitter. Je lis les titres des journaux et quelques articles, en diagonale, que j’oublie très vite. Je voudrais  commencer à travailler mais je me distrais sans cesse, je vagabonde sur Facebook, sur les forums d’auteurs jeunesse ou  sur les blogs littéraires. Cela empire avec l’Ipad, la curiosité ludique l’emporte, je reviens au  mouvement des doigts, aux recherches intuitives, au jeu des apparitions,  disparitions.  Je ne lis plus, ou presque. Que vont devenir les textes ? éclatés, dispersés, utilitaires, aussitôt effacés. Je ne suis  pas seule à être ainsi emportée. Le monde change, les mots changent. Je participe à ce mouvement, je guette ce qui va surgir du chaos, je m’intéresse aux  formes qui vont naître.  Et comme j’écris essentiellement par fragments, je m’accorde à ce temps. 

lundi 5 septembre 2011

Je viens de boucler  la mise au point d'un nouveau projet avec Roland Garrigue.
Le texte est terminé maintenant. Place aux dessins !
L'album paraîtra au premier trimestre 2012, toujours chez Ptit Glénat, mais pas dans la série des ratatiner.

Le travail d'un album est particulier : le moins de mots possibles
mais qui ouvrent l'espace des  images
mais qui structurent, même très discrètement,  l'album.

il peut s'enrichir des échanges avec l'illustrateur et avec l'éditeur (même si c'est parfois pour se resserrer encore !)


jeudi 20 janvier 2011

Parole première

Des extraits de Parole première viennent d'être publiés dans la belle revue N 4728 (n 19, janvier 2011)
Extraits

Parole première

La venue à la parole, à l'écriture est une aventure à chaque fois singulière. Elle rejoint aussi l'expérience commune. Ces textes sont des ponctuations, des cailloux sur ce chemin. La chèvre de monsieur Seguin était dévorée à chaque histoire mais le petit Poucet semait des  mots qui le sauveraient.


Ouvrir


Ouvrir le livre, les images. Obstacle : les signes. Pas de sens, pas de couleurs, pas de formes repérables, pourtant ils portaient l’histoire, on me l’avait  dit. Bien alignés, rythmés, réguliers. Impénétrables. Je touchais les lettres, suivais le noir. Les autres lisaient, absorbés. Il y avait quelque chose à puiser dans les pages.

Chaque pas


Je marchais sur le carrelage. Ou sur le parquet ou sur la moquette ou sur l’herbe.  Le sol comptait plus que le ciel. Le monde était varié sous la plante des pieds. Chaud, le sable s’écrasait doucement sauf quand un fragment de coquillage blessait. Ce n’était pas grave, le sang perdrait sa couleur dans la mer. Chaque pas rapprochait des vagues.

N’être


N’être personne….Mon travail m’amène à rencontrer  des enfants qui ont du mal à vivre avec eux même et avec les autres.   C’est une longue patience et une profonde  émotion que de les voir naitre à leur parole.


Avec lui


Aujourd’hui,  je travaille avec lui. Il ignore qui il est. Il a cinq ans mais c’est moi qui le sais. Lui, vit au milieu des monstres. Il construit des machines pour les détruire. On dit qu’il est fou mais il a ses raisons. Il ne me regarde pas, comme s’il redoutait de voir en moi  le monstre. Il n’arrête pas de parler, sans se soucier qu’on l’entende. Je l’écoute. Je ne perds pas confiance, la parole est possible.

Petites séparations


Dans le M, il y a des dents de loup. Il gribouille le S, le serpent  ne sautera pas de la feuille. Il écrit en bouillie. Les mots restent collés ne pas tomber dans les trous. Petites séparations entre amis. Découper les papiers, les trouer à coups de crayon.  Partir lentement. Comptines de la nuit. Lâcher une main juste avant d’entrer. Bon jour à toi. Les points partout sur la page,  ce sont des yeux. Au tableau, il peut les effacer.  Commencer des flèches  neuves.  Ecrire trois aime dans mamaman. Il retient quelques bribes de l’histoire. Un jour, il saura lire.


Moitié  humain ?


Lui aussi est venu pendant des années mais maintenant c’est un adolescent et personne ne sait qu’il disait n’importa quoi. .
Il voulait devenir le roi des vies. Lui n’en n’avait pas. 
Il confondait hier et demain et la plupart des choses. Lui, c’était une boulangerie. Ensuite, il est devenu à moitié fantôme, à moitié humain, ce qui était un progrès. A l’école, il y avait des pièges. Les lettres au tableau se déguisaient. Il entendait juste quelques voix et se tapait la tête quand il y avait une mouche dans ses cheveux. Il ne comprenait pas, on le croyait bête mais  c’est qu’il se méfiait des mots. Il craignait d’être  pris dans un filet de filles. Quand on venait le chercher, il se cachait,  un jour, non, il est resté, il avait  trouvé une autre idée :  faire semblant d’être un autre enfant.  Semblant. Il était étonné d’aller mieux. Parler c’était bien, même s’il disait encore le mot contraire. Il a commencé à faire des rébus d’impasse. D’abord, c’était le vide, après, c’était les solutions. Il y avait moins de présences espionnes. Il apprenait  sans faiblir toutes les règles du jeu, les usages, les codes et les signes mathématiques. Tout ému d’avoir  réussi à être accueilli dans une petite bande. Avant, dit-il,  j’avais fermé la porte à clé. Maintenant, des fois  je l’ouvre.


Rencontre


Je passe un peu de mon temps avec des tourbillons qui ne se posent jamais, des errants propulsés par le vent, des bavards dont les paroles s’égarent, des silencieux qui n’écoutent rien, des criants aux voix éclatées, discordantes, des priants d’on ne sait quel dieu. J’apprivoise des méfiants, des sauvages. Ils me reposent de ma propre sauvagerie. Je croise des êtres qui m’ignorent et ça ne me dérange pas, car l’instant où je les rencontre rattrape tous les autres.

lundi 10 novembre 2008

Une citation


Elle vient comme en écho avec les Fragments de bleu

"la page bleuit, s'étale, se déplie, s'allonge, bientôt plus vaste que la mer. Elle se lève et forcit. Elle prend vers le ciel son essor. on voudrait croire alors qu'elle n'est plus ce vain chemin d'encre qui se hasarde vers nulle part mais le coeur retrouvé de  l'amour" 

Jean-Michel Maulpoix

vendredi 22 août 2008

Je rentre chez moi, voilà la vraie vacance, des moments d’écriture. 

J’ai planté un liquidambar à ma fenêtre, je vois les saisons à travers  ses feuilles, depuis moi aussi je passe des journées dans un arbre.  Un  cadre est posé en face  mais avec le reflet, on ne voit plus la photo, seulement un mouvement de feuilles. Il se transforme en nouvelle  fenêtre, le mur s’ouvre sur une forêt.

Je ne suis jamais seule quand j’écris. Les mots entre les jours se posent et de chacun j’entends le bruit. Je ne suis pas pressée quand j’écris. Je ne pourrai nulle part  être mieux qu’ici, à voyager. 


vendredi 6 juin 2008

Une citation


écrire pour retoucher, revoir, réparer, rectifier, réajuster, recomposer.

écrire pour revenir. Encore et toujours.


Pour rendre visite aux balbutiements, aux fissures, aux tremblements, aux

éblouissements.


Etre pile là où on a perdu la voix.


Colette Fellous



jeudi 10 avril 2008

Entretien sur Ricochet

Entretien avec Catherine Leblanc

Réalisé en Décembre


L’auteur Catherine Leblanc aime explorer les formes d’écriture. Elle écrit des poèmes, des récits, des proses courtes mais aussi des albums et des romans publiés chez plusieurs éditeurs. Découvrez cet auteur à travers un entretien de Camille Appert, étudiante en licence professionnelle « métiers de l’édition » à l’ IUT Paris Descartes.



Entretien réalisé par Camille Appert, licence professionnelle « métiers de l’édition », option « bibliothèques », IUT Paris Descartes, promotion 2007-2008.


CA : Quel est votre parcours ?
CL : J’étais une enfant réservée qui vivait par les livres. Très tôt, j’ai été éblouie par la force de la langue, par la poésie et par la magie des mots (Colette, Giono vers 12 ans) J’ai découvert qu’au-delà de l’histoire la langue elle-même nous portait, qu’à elle seule, elle créait tout un monde. Je me suis ensuite intéressée à la psychanalyse et je suis devenue psychologue. L’écriture était là, en sourdine.

CA : Quand avez-vous commencé à écrire ?
CL : J’ai écrit mes premiers poèmes lorsque j’avais dix ans. Pendant longtemps, j’écrivais peu et je montrais peu, puis j’ai obtenu, sur manuscrit, le prix de Poésie Jeunesse 1 999 et le Dé Bleu a publié des étoiles sur les genoux. Cela a été un déclencheur.

CA : Pourquoi ce choix d’écrire pour la jeunesse ?
CL : Mon premier roman, Le problème avec les maths, a d’abord été publié dans une collection adulte aux éditions du Rouergue (avant d’être réédité en 2007 chez Actes Sud Junior). C’est par cette maison d’édition que j’ai découvert l’univers de la littérature jeunesse. Je leur ai proposé mon premier texte d’album, Ma mauvaise humeur. J’ai continué ensuite à écrire pour la jeunesse. Je cherche les moments ou je peux retrouver l’esprit d’enfance, l’étonnement devant le monde.



CA : Comment travaillez-vous ?
CL : Je pars d’une phrase qui me vient, plutôt que d’un « sujet » Ce sont les mots qui me guident, qui entraînent l’idée. Ils m’apparaissent souvent comme la voix d’un personnage que je développe ensuite. Dans mes textes, j’essaie de trouver ce qui est difficile ! Un équilibre entre légèreté et gravité.

CA : Quelles sont vos sources d’inspiration ?
CL : Je m’intéresse aux passages, aux mutations, aux ouvertures. Par exemple dans Rester vivante, Jo, la narratrice, tente de sortir d’une angoisse intense pour aller vers les autres. L’un de mes thèmes important est l’accès à la parole. Dans Ma couleur, le jeune Fathi essaie de trouver des mots singuliers pour parler de sa couleur et de ses parents qui se séparent. Comment accepter d’être ce que l’on est ? Comment supporter les autres ? sont des questions qui sont souvent à l’origine de mes textes.



CA : Comment se passe la collaboration avec les illustrateurs ?
CL : J’aime beaucoup la littérature jeunesse car elle permet justement cette collaboration. Le texte rencontre l’univers d’un illustrateur, c’est souvent un émerveillement. Les mots provoquent une création de l’illustrateur qui, en retour, ouvre à l’auteur de nouvelles perspectives. Aux éditions Où sont les enfants ? C’est une collaboration active, intense avec des discussions et des échanges. C’est vraiment un livre qui s’invente à plusieurs, avec l’éditeur Tieri Briet. (Litli sort en mars) Dans les autres maisons d’éditions, je découvre les planches au fur et à mesure ou parfois tout à la fin, comme le travail d’Olivier Thiébaut, par exemple, qui est magnifique, pour Viens, on va chercher un poème chez Sarbacane.

CA : A quelles occasions rencontrez-vous votre public ?
CL : je fais très peu de rencontres car j’ai peu de temps et j’ai besoin de me concentrer sur l’écriture. Je reçois des messages, je fais quelques signatures. Dans mon travail, j’écoute les enfants (et j’en ai eu aussi 3) !

CA : Combien de livres écrivez-vous par an ?
CL : C’est en 2007 et en 2008 que j’ai publié presque tous mes livres jeunesse, une quinzaine, mais je les avais écrits parfois cinq ans avant. Je travaille surtout sur des formes brèves, des nouvelles par exemple que je regroupe en recueil. Quand j’ai le temps, entre deux albums, j’écris des romans !



CA : Un mot ou une expression qui vous caractérise le mieux ?
CL : Un lecteur m’a envoyé un message en qualifiant mon écriture de « fragilité exacte ». J’aime bien cette expression.

CA : Vous m’avez montré un article du quotidien Le monde « Un âge vraiment pas tendre » datant du 30 novembre 2007, qu’en pensez-vous ?
CL : Les adolescents ont droit à autant de vérité que les adultes. La vie n’est pas toujours tendre. Ce qui compte, c’est la force littéraire d’un texte. Elle fait apparaître l’émotion tout en créant une distance, et permet ainsi de faire face à ce qui autrement pourrait submerger. Elle révèle la singularité de chacun, sa différence à respecter, tout en permettant de rejoindre ce qui est commun à tous.

C’est précieux, indispensable, c’est à défendre et surtout pas à laisser se dissoudre dans un formatage rampant !




Une photo de Sylvie Bonnet





Noir, rouge et blanc
la ville sur les épaules
mais le coeur résiste

lundi 11 février 2008

Plaisirs et pièges de la publication


Et la publication ? (suite au message ci-dessous)

La publication est importante pour soutenir cet effort singulier. Sans elle, au bout d’un moment, écrire parait absurde et vain.

Que le livre existe, circule, permet de se détacher d'un travail, de le boucler, de s'appuyer sur cette étape pour aller plus loin.

La publication relance l’écriture grâce à l’énergie des lecteurs. Il m’est arrivé une fois de rencontrer une lectrice qui aimait « tout ce que j’écrivais », ce qui est exceptionnel car je fais des recherches dans des voies diverses qui peuvent être déroutantes. Voilà une rencontre « d’esprit à esprit » comme on dit dans le zen, qui encourage. Chaque petit moment où l’on a la sensation de toucher un lecteur donne un sens au travail.

La publication est risquée aussi, elle peut infléchir l’écriture. Si le plaisir d’être publié devient plus important que le plaisir d’écrire, il existe un danger d’adapter ses textes ou de produire pour produire ou de ne pas attendre suffisamment la maturation du livre.

(C’est complexe car pour moi, c’est aussi dans l’adresse à l’éditeur que l’écriture s’approfondit. Souvent, une fois que je sais que le texte va être pris dans une maison d’édition, j’ai de nouveau envie de le retravailler).

L’aspect financier compte aussi, il peut entraîner une soumission aux impératifs commerciaux. Je préfère avoir moins de temps pour écrire et un revenu salarié pour ne pas dépendre des publications pour vivre.

« Le service après-vente » sollicite aussi l’auteur et détourne du temps (déjà court !) qui reste pour écrire. J’évite autant que possible…

L’étrange dans la publication, c’est qu’au moment ou le texte parait, je n’y suis plus, ce n’est plus « moi », j’ai changé, je suis ailleurs déjà, je n’écrirai plus les choses de la même façon et il faut justifier ce texte passé….

Il est inerte pour moi désormais, contrairement au texte vivant en train de s’écrire, il me parait étranger.

Lacan parlait de poubellication.

Le livre chute au milieu de tous les autres livres, se perd, devient ridicule, un tout petit objet vite oublié, passé au pilon.

C’est la ponctuation d’un moment, mais tout bouge, tout change, c’est ailleurs qu’il faut chercher.

Voilà, les petites réflexions du jour…

Les 3 bonheurs de l'écriture


Ta question, Tieri (voir commentaires pour On va chercher un poème) est intéressante mais difficile... En y repensant, elle me fait percevoir les trois bonheurs de l’écriture

Parfois, je cherche longtemps et aucune idée ne vient. Je reste avec un désir d’écriture lancinant et sans contenu. Parfois, (mais c’est peut-être le résultat de l’attente préalable) sans que je cherche, une phrase surgit. C’est le point de départ de mes textes, une phrase. Les mots d’abord, toujours, s’assemblent entre eux et entraînent l’idée. Je n’écris pas à partir d’un sujet, j’écris à partir de ce qui me traverse, des mots qui me viennent, avec leurs couleurs et leurs sonorités particulières. Ils m’apparaissent souvent comme la voix d’un personnage. Cette première phrase, c’est le premier bonheur de l’écriture. (d'ailleurs partir des mots et non d'un sujet me situe plus du côté des poètes que des romanciers.)

Ensuite le texte se déploie (souvent assez brièvement chez moi ! ) je cherche alors à en savoir plus sur le personnage, sur l’atmosphère liée à la première phrase. Tout peut s’arrêter au bout de quelques lignes, de quelques pages. Quand je découvre brusquement vers quoi va mon texte. C’est le deuxième bonheur de l’écriture, peut-être le plus grand. Le mouvement du texte apparaît, ce qui était indistinct trouve sa forme. Ce qui cherchait à se dire se canalise, devient transmissible.

Le troisième bonheur, c’est de retravailler l’écriture. J’aime cette activité artisanale, ce contact avec les mots, ce travail de précision (pour moi, c’est au fur et à mesure de l’écriture et à chaque relecture ensuite) Je ne suis plus devant le vide, c’est une matière à peaufiner, elle existe.

Pour « On va chercher un poème », j’avais d’abord écrit un autre poème, plus long, plus complexe, plus difficile à écrire mais peut-être pesant finalement et puis, rapidement est venu ce petit texte, plus simple, plus léger, plus direct, comme un condensé du travail antérieur.

le titre vient en cours d'écriture, généralement à la fin, jamais au début. il est souvent extrait d'une phrase du texte qui m'apparait en donner l'esprit

Tout cela est peut-être différent pour toi ?

vendredi 19 octobre 2007

Où sont les enfants ? l'invention des livres

Avant de travailler avec OSLE, je n’imaginais pas que la photo puisse être aussi inventive pour illustrer un texte. Elle peut, autant qu’un dessin et parfois plus, faire appel à l’imaginaire, introduire ombre et lumière entre les mots.

Dans cette maison d'édition, l’échange commence dès la première image de l’album. La première photo, quelle découverte, quel choc ! Le regard du photographe s’allie à la voix de l’auteur. Le texte en est conforté, reconnu et aussi mis en mouvement, recrée, interprété. Chacun apporte son univers et peu à peu la rencontre s’approfondit.

Ce travail est encore en cours pour La classe de madame Lampion et les lettres qui piquent, deux albums en préparation avec Angelle et Séverine Thévenet. Travailler à plusieurs crée une dynamique. Les remarques, les questions font naitre des idées neuves. L'éditeur Tieri Briet et les graphistes Laure Bex ou Emilie Clerici donnent leur point de vue, font des propositions. La confrontation permet aussi de préciser ce à quoi chacun tient vraiment. L’enjeu est d’inventer un livre à la fois proche de ce qu’on avait rêvé et tellement au-delà en même temps, autre et surprenant, un véritable enfant, quoi ! Une voix plus un regard, c’est déjà un visage…


Pour Litli l’expérience a été entièrement nouvelle pour moi. Ce n’est pas le texte qui était à l’origine du projet. Les photos de Séverine avaient déjà construit une histoire, le livre était quasiment achevé. Il s’agissait de poser quelques mots sur quelques pages. Trouver une résonnance en moi de ces images sans dénaturer la construction ni la paraphraser, quel travail délicat et qui aide à comprendre ce qu’ont à faire habituellement les illustrateurs !

Je ne résiste pas au plaisir de remettre ici la première photo des lettres qui piquent

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Les lettres qui piquent
© Severine Thevenet / Où sont les enfants ?