lundi 12 septembre 2011

Que vont devenir les textes ?


Toujours à l’affut des dernières nouvelles, je clique à répétition sur Twitter. Je lis les titres des journaux et quelques articles, en diagonale, que j’oublie très vite. Je voudrais  commencer à travailler mais je me distrais sans cesse, je vagabonde sur Facebook, sur les forums d’auteurs jeunesse ou  sur les blogs littéraires. Cela empire avec l’Ipad, la curiosité ludique l’emporte, je reviens au  mouvement des doigts, aux recherches intuitives, au jeu des apparitions,  disparitions.  Je ne lis plus, ou presque. Que vont devenir les textes ? éclatés, dispersés, utilitaires, aussitôt effacés. Je ne suis  pas seule à être ainsi emportée. Le monde change, les mots changent. Je participe à ce mouvement, je guette ce qui va surgir du chaos, je m’intéresse aux  formes qui vont naître.  Et comme j’écris essentiellement par fragments, je m’accorde à ce temps. 

3 commentaires:

Anne Poiré a dit…

Les textes ne vont-ils pas devenir, parfois, des livres ? Chouette ! Voilà un avenir intéressant pour tous ces mots, ces fragments ainsi pas tout à fait effacés...

Anne Poiré

Anne Percin a dit…

Voilà un article intéressant, j'avoue que je me pose les memes questions, ayant à ma disposition les mêmes outils, perdant (?) du tempsaux mêmes vagabondages.. ce que j'aime, c'est ton otpimisme, qui fait écho au mien : je trouve que jamais on n'a autant écrit. Une preuve très triviale et économique : les opérateurs de téléphonie mobile font payer le téléphone mais pratiquement plus les textos et les mails (pour les portables 3G) parce que c'est ce que les gens utilisent le plus, et qu'il serait inconcevable de payer pour ça, désormais.

Catherine a dit…

Oui, on n'a jamais autant écrit mais on n'écrit plus la même chose, c'est ce qui m'interroge, c'est plus rapide, plus utilitaire. on lit aussi beaucoup sur internet mais le plus souvent, on lit plus les titres que le contenu. l'enjeu est de trouver avec ces nouveaux moyens une place pour l'écriture, la refléxion, la surprise