samedi 1 octobre 2011

Ce crime

et merci à Lire sous la lune de cette très belle critique :


Editions Balivernes
Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 56 pages
Quatrième de couverture:
Où avez-vous trouvé cette photo ? Un garçon de notre classe est mort, oui, je sais. Jonas a été poignardé. Qui pourrait l’oublier ?
Coup de coeur! Je suis sous le charme…
Un livre jeunesse poignant, émouvant… un coup de cœur, frappant en plein cœur… me faisant replonger 15 ans en arrière dans mes années d’adolescence…
J’ai eu la chance de découvrir ce livre jeunesse par l’opération Masse critique de chez Babélio.
Au départ, j’ai cru que cela allait retracer l’enquête autour de la mort d’un ancien camarade de classe, mais finalement pas du tout… ce qui fut surprenant.
Tour à tour, on va avoir la version de chaque personne présente sur la photo de classe, dix ans après les faits… on va découvrir la manière dont i la vécu la situation à l’époque, et en quelle mesure cela a influencé leur vie, également, dix ans après.
Et c’est là que l’on se rend compte à quel point les années d’adolescence peuvent être cruelles, pour les uns et les autres, pour chacun dans une mesure différente.
Et je dois reconnaître que ce livre m’a beaucoup touchée… car outre la vision de chacun sur le « meurtre » de Jonas, on y découvre des sujets sous jacents tels que l’exclusion, la méchanceté gratuite des ados, la violence à l’école, les relations amoureuses difficiles, les difficultés d’intégration dans une classe d’ados quand « on ne rentre pas dans le moule », les discriminations physiques, raciales, ou intellectuelles…
Le style de l’auteur est tel un cours d’eau.. limpide, il coule tout seul, sans remous, une force tranquille mais pourtant derrière ces mots simples et choisis avec soin se cache un tel constat sur la société actuelle…
Ce livre fait également réfléchir sur la conséquence des actes, mais aussi le manque de réaction… car il ne faut pas croire que parce qu’on n’intervient pas dans un drame, on ne va pas se sentir concerné par la suite…
Ce livre regorge de pistes de réflexions et de leçons de vie pour les enfants/pré-ados .je dirais de 10 à 15 ans, surtout… car il faut que les lecteurs aient déjà bien conscience de la notion de mort, mais aient aussi la « maturité’ relative de comprendre les conséquences de leurs actes. Et ça, c’est ce que ce livre montre à merveille.
Je ne pensais franchement pas qu’un livre jeunesse aurait pu autant me faire avoir la gorge serrée, les émotions remontées de loin, et les larmes aux coins des yeux. Lâcheté, culpabilité, stupidité aussi, sont quelques unes des émotions que l’on rencontre au cœur de ces 56 pages de récit.
Si je devais faire un reproche? Il est dommage de ne pas aller un peu plus loin avec chacune des versions, chacun des personnages. Selon la même base, ce livre pourrait faire un livre pour une tranche d’âges au dessus, en abordant les choses un peu plus en profondeur… Car je suis certaine que ce genre de livres est important.
« J’ai vraiment pensé au suicide, cette année là. Je ne pouvais en parler à personne. Je ne voulais pas que mes parents aient la honte.
Alors la méchanceté , la bêtise, je sais ce que c’est.
Ça peut tuer. 
Encore aujourd’hui, quand je repense à la cinquième, j’en ai mal au ventre, j’ai envie de vomir. » page 37
Un tout grand merci à Babélio et aux éditions Balivernes pour cette découverte…

autre critique :


Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 07 octobre 2011

Juste-Lire-Avec-Plaisir
Lors de la dernière Masse Critique de Babelio, j'ai, comme à mon habitude, tenté ma chance. Et ce résumé, court mais précis, a tout de suite attiré mon œil. Par chance, j'ai été sélectionnée pour le lire. Quelle surprise en ouvrant ma boîte aux lettres de voir qu'il s'agissait d'un livre pour enfants ! Mais cela ne m'a pas rebutée, bien au contraire. Il est toujours intéressant de découvrir d'autres genres, d'autres horizons.
On pourrait croire que l'histoire est sans surprise. le titre et la quatrième de couverture disent déjà tout. Enfin c'est ce que l'on croit avant de l'ouvrir. La forme de ce livre est très intéressante, sous forme de petits interrogatoires. Une des élèves de cette classe de seconde est devenue journaliste et elle va se lancer dans cette histoire, tenter de lever le voile sur ce drame.
Elle va donc interroger les élèves de cette terrible classe et également un de leurs anciens professeurs. Chacun, à son tour, parlera de Jonas. Ce qu'il pensait de lui, ce qu'il a ressenti. Leurs personnalités d'adolescents ressortent au grand jour. La fille jolie et sa copine, celles qui pensent que le monde leur appartient. Celle qui sort avec le caïd, parce que ça fait « bien ». le timide, l'exclu, l'intello…
Personne n'a oublié mais personne ne veut vraiment en parler. Au fond, malgré ce drame, l'histoire est banale. C'est malheureusement une succession d'évènements qui mènent au meurtre de Jonas. Non pas que je dédramatise ce genre d'évènements. Mais nous avons tous connu celui qui joue au violent pour se faire respecter, celle qui se croit au-dessus de tout le monde parce qu'elle est jolie et celui qui subit les brimades juste parce qu'il a décidé d'être différent, de sortir un peu de cette « norme ».
Ce roman, c'est une histoire qui tourne mal. Un drame qui aurait pu être évité.
L'auteur réussit en peu de pages, à nous faire ressentir l'incompréhension, le mal-être. Parce qu'il est impossible de ressentir autre chose après un tel fait. Il y a parfois du bon dans le mauvais mais ici, non. Un adolescent est mort, un autre est en prison. C'est le genre d'évènements qui laissent sans voix, avec simplement l'espoir que cela ne se reproduise jamais.


mardi 25 octobre 2011

Catherine Leblanc - Ce crime

Éditeur : Balivernes - Date de parution : 2010 - 56 pages

2005, Jonas, quinze ans, en classe de seconde est tué par un autre garçon de sa classe. Dix ans plus tard, certains des élèves reviennent sur les événements.
Quinze ans, l’âge où il est encore permis de rêver  son avenir. Mais c’est également un âge où certains jouent les caïds, où les filles peuvent se montrer pimbêches et où les clans sont déjà formés. Une période où la bêtise associée une blague méchante à la base virent au drame. La mort de Jonas. A travers treize témoignages de ces adolescents  devenus adultes, chacun revient sur cette classe de seconde.  Des témoignages où les mots à demi-avoués sur cette honte d’avoir pu participer d’une façon ou d’une autre à la mort de Jonas côtoient la honte ou une forme d’impassibilité.  On devine les timides qui cachent leurs émotions,  les poids des remords ou de la culpabilité.  Des  vies marquées à tout jamais  et celle de Jonas supprimée.
Ce petit livre à l’effet d’un boomerang !  Ce qui fait partie de la vie d'une classe de seconde y est exprimé à travers ces portraits ciselés : les bandes, la frime, la provocation ou la domination…  Un récit polyphonique impeccable  que l’on aimerait voir entre toutes les mains  jeunes ou moins jeunes. Fifille number two l’a lu et a aimé. Court, intelligent et efficace !

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