jeudi 15 avril 2010

Jours de plomb, jours de plume



Les jours de plomb
aucune trouée
n’apparaît
nulle part

La ville tassée
sous un couvercle
asphyxiée
par ses propres fumées

Le travail enchaine
Les épaules pèsent
Un bruit absurde emplit
d’interminables  couloirs

Les jours de plomb
les mots restent posés
sur les étagères

Les jours de plume
les feuilles s’allègent
L’air passe dans les rues
Couleurs des visages
Musique des langues
Autour de la place, les jambes des filles
rayonnent

On ne peut échapper
aux jours de plomb
ni prolonger
les jours de plumes
La ville toujours se transforme

Les jours de plomb
le mur est habité de plumes
invisibles

Les jours de plume
l’oiseau termine sa course
contre le soleil


4 commentaires:

Nicole a dit…

superbe et très évocateur!

Catherine a dit…

merci Nicole, ça m'encourage

un poème est une flèche qu'on lance sans savoir si elle arrive quelque part ou si elle se dissout dans l'espace...

Raphaële a dit…

magnifique,
merci,
Raphaële Portier

cathulu a dit…

Magnifique! je vous souhaite plein de jours de plume!